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🔊 Que faire quand ça dĂ©borde ? – Article

En ce moment, à la télé et dans les journaux, il est souvent question d’intempéries et d’inondations. Mais toutes ces nouvelles ne sont pas mauvaises: beaucoup de gens cherchent et trouvent des solutions à ces problèmes causés par le surplus d’eau.

Transcript podcast – 28 fĂ©vrier, 2020

Parmi les solutions, certaines sont très simples et nous pouvons tous les utiliser, alors que d’autres impliquent la construction d’énormes barrages.

Chez WoW!, nous aimons particulièrement les solutions qui sont en accord avec la nature, plutôt que celles qui la contrarient. Il y a, par exemple, l’excellente idée d’aider les castors à construire des digues naturelles.

On parle d’inondations depuis bien longtemps: l’histoire du déluge et de l’Arche de Noé est bien connue. 

Alors pourquoi est-ce que les inondations sont partout dans les journaux ? En partie peut-être parce que les nouvelles inquiétantes attirent l’attention. D’ailleurs, cela non plus n’est pas nouveau. En 1910 déjà, un journal français faisait ses gros titres avec un “Paris sous les eaux”.

Alors quelles sont les solutions Ă  ce problème ?

Tout d’abord, nous essayons tous ralentir le rĂ©chauffement climatique en rĂ©duisant les Ă©missions de gaz Ă  effet de serre qui proviennent essentiellement des voitures, des avions, des usines et des animaux de la ferme.

Mais il y a aussi une approche très intéressante et différente qui vient des Pays-Bas car les habitants de ce pays ont toujours dû s’adapter pour maîtriser les eaux. Plus de la moitié du pays est sous le niveau de la mer, alors les Hollandais ont construit des barrières, appelées digues, pour se protéger.

Le port de Rotterdam lui, est protégé des crues, c’est-à-dire de la montée des eaux, par un énorme barrage constitué de 2 portes, chacune aussi haute que la Tour Eiffel !

Un ingénieur Hollandais vient d’avoir une nouvelle idée : construire 2 digues géantes, l’une reliant la France à l’Angleterre et l’autre l’Ecosse à la Norvège, soit plus de 700 km au total, ou encore 12 tunnels sous la Manche !

Parallèlement à cela, les Pays-Bas ont aussi trouvé des solutions pour bien vivre avec l’eau, plutôt que de seulement essayer de la contenir.

Ils ont par exemple compris que la présence de villes et de constructions empêchait les rivières de pouvoir naturellement gérer le trop plein d’eau.

C’est pourquoi ils ont crĂ©Ă© un programme appelĂ© « Faites de la place aux rivières Â», qui finance le dĂ©placement de certaines maisons pour que les rivières puissent dĂ©border naturellement.

Ils essaient Ă©galement de construire des habitations qui, en cas d’inondations, pourraient flotter ! Les Hollandais choisissent aussi de garder des espaces vides qui pourraient se remplir en cas de fortes pluies, et l’un de ces espaces est par exemple utilisĂ© comme lac artificiel pour l’aviron.

Il y a une chose simple que nous pourrions faire, c’est enlever les dalles de béton de nos jardins pour permettre aux sols d’absorber facilement l’eau de pluie. Parce que, sur le béton, l’eau s’écoule et s’accumule ensuite dans les réseaux urbains.

Pour rĂ©sumer, voilĂ  quelques mots du maire de Rotterdam :
« Nous devons apprendre Ă  vivre avec l’eau Â».

Plusieurs pays cherchent des solutions au problème des inondations. Le gouvernement britannique a dĂ©cidĂ© de dĂ©velopper un ordinateur super puissant qui pourrait prĂ©voir les inondations. On expĂ©rimente aussi de planter des arbres le long des berges et crĂ©er des espaces pour que l’eau puisse s’écouler librement.

Alors qu’ils avaient disparu de Grande-Bretagne depuis 400 ans, les castors ont Ă©tĂ© rĂ©introduits pour y faire leurs tanières. Huit familles de castors ont construit des barrages et des retenues d’eau le long d’une rivière dans le Devon, un contĂ© dans le sud ouest du pays, ce qui rend les villages alentour beaucoup moins susceptibles d’avoir des inondations. Merci les castors !

Le problème du niveau des eaux et des intempĂ©ries va très probablement continuer Ă  exister. Mais nous voyons qu’il existe des solutions qui respectent la nature et qui ont dĂ©jĂ  Ă©tĂ© utilisĂ©es avec succès par le passĂ©.

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