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🎥 Des poissons en ville : Ă  la dĂ©couverte de l’agriculture urbaine

Nourrir toutes les villes du monde peut être un problème. Alastair & Clarisse découvrent comment Steven a trouvé une solution à Bruxelles. Petit quiz à la fin !

Clarisse et Alastair découvrent une ferme au milieu de la ville !

Transcription podcast – 22 Mai, 2020

C – AllĂ´ Alastair ? Dis moi, tu es chez toi, Ă  Bruxelles ?

A – Coucou Clarisse, oui pourquoi ?

C – Ecoute, je viens de dĂ©couvrir quelque chose qui pourrait bien t’intĂ©resser ! Parfois les solutions se trouvent juste lĂ , devant nous ! Il suffit d’ouvrir grand les yeux et de faire attention et hop, surprise ! Regarde par ta fenĂŞtre…

A – Hmmm, ok j’y suis … Ă€ part des maisons et une forĂŞt d’immeubles … ça ne change pas vraiment de d’habitude. Ă€ part le ciel bleu ! Bon, ne fais pas durer le suspense, qu’est-ce que je suis supposĂ© voir de nouveau Clarisse ?

C – haha rien de nouveau, ça fait plus d’un an qu’une ferme se trouve lĂ , juste devant toi !

A – Une ferme ? En pleine ville ? Euh, Clarisse ça va, tu te sens bien ?

C – Haha, oui, en pleine forme mĂŞme !

Ok je sais que ça peut paraître un peu fou, mais je t’assure que c’est la vérité : une ferme se trouve sur le toit de l’un de ces immeubles. Regarde, derrière la gare …

A – (sur le ton d’une personne qui cherche Ă  voix haute) Hmmm, ok, je vois des maisons, la mairie, l’église … Ah oui, la gare de Bruxelles, je la vois ! Et derrière, il y a un immense bâtiment qui abrite le marchĂ© de la ville … On y trouve tellement de nourriture qu’on l’appelle le ventre de Bruxelles !

C – Oui ! C’est ça, c’est celui-lĂ , tu l’a trouvĂ© ! Le toit, regarde le toit ! C’est lĂ  oĂą se trouve la ferme.

A – Je crois que je la vois. Hmm, oĂą sont les vaches, les champs, les bottes de pailles et les tracteurs ?

C – Ă€ la campagne ! La bonne nouvelle, c’est que les villes peuvent elles aussi accueillir des fermes. Des fermes d’un autre genre … On les appelle les fermes urbaines. Et celle que tu vois depuis chez toi, Ă  Bruxelles, ça en est une !

A – Whaouh, une ferme sur un toit ! Incroyable ! Qu’est-ce qu’on y trouve ? C’est grand ?

C – Elle fait Ă  peu près la taille d’un terrain de foot, pas mal ?

Sur une moitié, on trouve un jardin immense ! Avec du basilic, des aubergines … Et sur l’autre moitié est installée une gigantesque maison en verre, qu’on appelle une serre. A l’intérieur, il fait très chaud et des tomates cerises poussent comme des petits pains !

A – Ah … Aubergine, tomate, basilic, on pourrait presque faire une bonne recette italienne avec ces ingrĂ©dients.

C –  Hmmm, tu as raison, on pourrait presque faire une petite pizza !

Bref l’un des avantages de cette ferme, c’est que tu peux maintenant acheter des tomates belges, elle est pas belle la vie ? Les tomates d’Italie sont très bonnes aussi, mais il faut les emballer et les transporter jusqu’à destination. Toute cette organisation, ça crée de la pollution. Alors que si les tomates poussent dans ta ville, c’est local donc meilleur pour la planète et puis ça va arriver plus vite dans ton assiette ! Et tant que c’est de saison c’est que c’est bon.

A – Mais Clarisse, tu oublies un truc lĂ  … Dans une ferme, il y a des animaux !

C – Ici pas de poules (ou pas encore). Par contre, on trouve des poissons !

A – Quoi ? Des poissons en pleine ville ?! Ils ont des ailes Ă  la place des nageoires ?! Comment c’est possible ?

C – Ah des poissons volants dans les nuages, ce serait cool ! Mais dĂ©solĂ© de te dĂ©cevoir … mon histoire n’est pas aussi fĂ©erique. En fait, de grands bassins ont Ă©tĂ© construit dans la ferme rien que pour eux. Les poissons sont nourris et chouchoutĂ©s pendant plusieurs mois pour qu’ils grandissent et se sentent comme de vrais poissons dans l’eau !

A – Pourquoi ne pas aller les pĂŞcher directement dans la mer ?

C – C’est vrai, ce serait bien plus simple. Mais, il faut bien le reconnaĂ®tre, il y a de plus en plus de gens qui habitent en ville. Et les villes ne se trouvent pas toujours près de la mer. Alors tous ces gens, il faut bien les nourrir !

C’est la même idée que pour les tomates : si on pêche du poisson en mer, il faut ensuite l’emballer, le garder au frais pendant le voyage jusqu’à ce qu’il arrive chez ton poissonnier. Tout ça c’est source de pollution. Alors élever des poissons sur le toit, ça peut être une solution. D’ailleurs, les bruxellois semblent bien adorer les poissons de la ferme : chaque année, 35 tonnes sont vendus.

A – 35 tonnes, pas mal pour des poissons en ville ! Qui a eu l’idĂ©e de cette drĂ´le de ferme ?

C – C’est Steven Beckers, un Bruxellois ! Lorsqu’il Ă©tait enfant, il savait dĂ©jĂ  ce qu’il voulait faire plus tard : architecte. Construire des choses et trouver des solutions c’est son truc ! Alors, il imagine des villes, des bâtiments. Il les dessine et rĂ©flĂ©chit comment les construire.

A – Il n’avait pas l’âme d’un fermier alors ?

C – Pas vraiment ! Steven aime la ville et il pense mĂŞme que c’est un trĂ©sor Ă  solutions…

A – Alors, lĂ , je ne comprend plus rien ! En ville, il y a de la pollution, du bruit, des dĂ©chets …

C – Mais Steven lui, ne voit pas la ville en rose mais en cercle !

A – En cercle ? Clarisse, tu me perds …

C – Ok, tu vas comprendre. Pour que les tomates puissent pousser, il faut quoi ? De la lumière et de la chaleur, t’es d’accord ?

A – Ok et oĂą on trouve ça en Belgique ?

C – Pour la lumière, il y a le soleil, merci Mère Nature. Et mĂŞme si en Belgique, il se cache souvent derrière les nuages, il remplit sa mission et nous Ă©claire. Bonjour le jour ! Mais c’est pas non plus le soleil des tropiques, on est d’accord … Il fait assez froid et la ferme a besoin de beaucoup de chaleur.

Il fallait que Steven trouve une solution : il décide de se servir des frigos géants du bâtiment de la ferme, ceux qui servent à garder au frais les fruits et légumes du grand marché de Bruxelles. Comment ? En récupérant l’air chaud que les frigos rejettent. Youpi, c’est exactement ce qu’il lui fallait pour ses tomates. Alors Steven met en place un chemin pour faire circuler l’air jusqu’à sa ferme. Et hop, problème résolu, les tomates pourront pousser en paix et avoir du goût.

A – Et l’eau, Clarisse ? Il faut bien de l’eau pour arroser ! 

C – Très bonne question ! LĂ  encore, une solution : la ferme se sert de l’eau des poissons.

A – Beurk, c’est sale non ?

C – Hmmm, il y a plein de caca de poisson alors oui je crois que pour nous les humains on peut dire que l’eau est sale. Mais une petite voix m’a toujours dit qu’il faut se mĂ©fier des apparences. Ces petits cacas, mĂŞme si ils ne sont pas beaux et qu’ils ne sentent pas la rose, il se pourrait bien que ce soit en fait de l’or pour les plantes ! L’eau des poissons, c’est une vraie potion magique pour les plantes de la ferme. Elle pètent la forme grâce Ă  ça. Autant que AstĂ©rix et ObĂ©lix.

A – Si cette eau rends notre basilic plus vert et nos tomates bien rouges , tout ça sans produit chimique, alors je dis oui !

C – Yes ! Et Steven n’a rien inventĂ©, cette mĂ©thode Ă©tait dĂ©jĂ  utilisĂ©e il y a plusieurs milliers d’annĂ©es, par le peuple aztèque, une grande civilisation mexicaine.

A – Malin, les aztèques ! J’ai encore une question sur cette ferme Clarisse …On a de la lumière, de la chaleur, de l’eau … mais comment on protège les plantes des des insectes un peu trop gourmands qui viennent grignoter les feuilles ?

C – Grâce Ă  d’autres insectes ! Ben oui, les insectes mangent les insectes. Il suffit d’en apporter d’autres dans le jardin et hop, doigts de pied en Ă©ventail, on est tranquille, la nature fait le travail. Les bourdons sont un super exemple ! Ils servent Ă  protĂ©ger les plantes et Ă  les polliniser. La pollinisation, on en a dĂ©jĂ  parlĂ© la semaine dernière dans l’épisode « Pas de vacances pour les abeilles Â».

A – Ah les bourdons sont les hĂ©ros de la ferme…

C – … Et de la nature en gĂ©nĂ©ral ! Bon, Alastair, si je t’ai parlĂ© de tout ça, c’est pour que tu puisses comprendre que, Ă  la ferme de Steven, pas de gâchis tout reste dans le cercle de la ferme ! L’eau des poissons est rĂ©utilisĂ©e, l’air chaud des frigos aussi, les produits de la ferme sont vendus localement. C’est ce qu’on appelle l’économie circulaire : rien ne se perd, tout se transforme, mĂŞme en ville ! C’est une solution possible pour rendre nos villes plus propres et plus saines. Et Steven l’a bien compris…

A – Mais oui ! La ferme fonctionne en cercle … je comprend maintenant ! C’est un circuit fermĂ©, rien ne s’échappe, tout reste dans le cercle, mĂŞme les dĂ©chets.

Et chez toi Clarisse, tu arrives Ă  refaire ce genre de cercle positif ? 

C – Oui ! Avant de jeter quelque chose Ă  la poubelle, je me pose ce genre de questions :

  • Est-ce que je ne pourrais pas utiliser ce truc pour fabriquer quelque chose de nouveau avec ?
  • Ou est-ce que ce truc pourrait servir Ă  quelqu’un d’autre ?

« Ce truc Â», ça peut ĂŞtre un objet dont je ne me sers plus, des emballages, de la nourriture comme des Ă©pluches…Par exemple, la peau de banane !

A – Poubelle !

C – Perdu ! Elle ne te sert peut-ĂŞtre plus Ă  toi mais elle va servir Ă  nourrir la terre progressivement en se dĂ©composant. Les roses, elles adorent la peau de banane.

Allez deuxième chance : nos chaussettes ! Qui ne s’est jamais retrouvé avec une chaussette orpheline, tout seule, abandonnée. Ou qui n’a jamais troué ses chaussettes ?

A – Ah oui, je vois de quoi tu parles.

C – Et bien, au lieu de les jeter, j’ai dĂ©cidĂ© de fabriquer une Ă©ponge avec ! Je te rassure, mon Ă©ponge n’a pas l’odeur de pieds, beurk ! Évidemment, je les lave avant avant de les transformer en tawashi, c’est le nom japonais qu’on donne Ă  ce genre de drĂ´le d’éponge. Il existe plein de vidĂ©os pour apprendre Ă  les fabriquer. Ca ressemble Ă  du crochet mais en plus cool et plus facile.

Ah oui, et tu peux aussi faire des oeuvres d’art en récupérant des rouleaux de papier toilette. Bref, des idées 0 déchets, il en existe plein … Comme dirait notre ami Steve, il suffit d’être aussi malin comme une fourmi.

A – GĂ©nial Clarisse ! Cette dĂ©couverte m’a donnĂ© envie d’aller visiter cette ferme et de partir Ă  la rencontre de Steve. Ça te dit ?

C – Cool, un voyage en Belgique ! On organise ça bientĂ´t ? Oh, mais je dois te laisser c’est dĂ©jĂ  l’heure du quiz …

Allez toi qui m’a écouté papoter avec Alastair sur cette ferme insolite, c’est le moment de vérité. 5 questions t’attendent pour devenir championne ou champion de cet épisode. Pour augmenter tes chances d’obtenir de bonnes réponses, tu peux lire l’article de la ferme de Steven sur notre site wow-news.eu . J’ai glissé le lien dans le descriptif de ce podcast.

3, 2, 1, top c’est partiiii

  • Dans quelle ville se trouve la ferme de Steven ? Paris, Bruxelles ou Madrid

Bon, une chose est sûre c’est en Europe, tic, tac, tic, tac…C’est bien à Bruxelles, dans la capitale du plat pays, la Belgique, que Steven a choisi d’installer sa ferme.

  • Vrai ou faux : la ferme de Steven est la plus grande ferme urbaine d’Europe qui Ă©lève des poissons

C’est bel et bien vrai !

On enchaîne sur la troisième question. Concentration.

  • Qu’est ce qu’il est impossible de trouver dans la ferme de Steven ?

Des tomates – Des poissons – Des ananas – Du basilic

Je crois qu’un intrus se cache dans cette liste, est-ce que tu sauras trouver lequel ?

L’ananas bien sûr ! C’est un fruit exotique, la plupart des ananas qu’on trouve en Europe proviennent d’Amérique Centrale. Long voyage pour un petit ananas !

  • A quoi servent les bourdons ?

A. Protéger les plantes B. Polliniser les fleurs des tomates C. Faire de la musique bzzzz aux visiteurs de la ferme

Réponse A et B ! C’est grâce aux bourdons que les fleurs se transforment en tomate, ça s’appelle la pollinisation. Et les bourdons sont de vrais gardes du corps des plantes, ils les protègent en mangeant les insectes qui viennent les embêter. Et si tu as répondu C, rien de grave ! Même si les bourdons font du bruit, il y a encore un peu de travail avant la date de leur prochain concert.

Encore une question ? Histoire de gagner un point de plus ? Allez, c’est la dernière.

  • En un annĂ©e, combien de poissons la ferme peut-elle vendre ?

1 tonne – 35 tonnes – 100 tonnes

Suspense … 35 tonnes !

Alors, quel est ton score ? Hmm pas mal du tout ! Partage ce quiz avec tes amis, ou Ă  tes parents ! Maintenant que tu connais les rĂ©ponses, tu pourras peut-ĂŞtre les aider Ă  gagner des points…enfin si tu veux. 

Allez, je te dit Ă  la semaine prochaine, pour dĂ©couvrir d’autres solutions, d’autres bonnes nouvelles et d’autres super hĂ©ros prĂŞts Ă  sauver notre planète. 

Clarisse

Clarisse

Alastair editor of WoW!

Alastair

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